samedi 29 août 2015

"Bande De Filles" par Céline Sciamma (spoilers)

En ce Samedi de soleil (enfin !), je m'en vais vous parler d'un film plein d'espoir et d'amour. Enfin pas toujours mais quand même.
Il s'agit de Bande De Filles par Céline Sciamma. 

Marieme est la 3è en partant de la gauche.

Petit résumé de notre cher Allocine ( http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=220471.html ) pour ceux qui ne connaissent pas ; "Marieme vit ses 16 ans comme une succession d’interdits. La censure du quartier, la loi des garçons, l’impasse de l’école. Sa rencontre avec trois filles affranchies change tout. Elles dansent, elles se battent, elles parlent fort, elles rient de tout. Marieme devient Vic et entre dans la bande, pour vivre sa jeunesse."

Le film commence sur une scène de football américain féminin... Très longue et qui ne semble avoir aucun lien avec la suite du film. Autant vous dire que l'entrée en matière est plutôt étrange... Peut être pour représenter la combativité des filles, je ne sais pas.... Bref, plutôt sceptique sur les premières minutes.
Puis on fait la connaissance de Marieme (qui est d'une beauté...) et de sa famille ; ses deux petites sœurs, sa mère et son frère (qui est un gros con). 

Elle est beeelllleeeeeeee !!


Au fur et à mesure de l'histoire on comprend rapidement quels sont ces fameux interdits dont on parle dans le résumé. Marieme doit se débrouiller seule car sa mère est travaille de nuit et son frère est un tyran qui impose sa loi par la violence. Et qui n'hésite pas à frapper ses sœurs... L'union des deux plus grandes sœurs contre leur grand frère est d'ailleurs très touchante.

La scène du rendez-vous de Marieme avec la conseillère d'orientation nous aide aussi à comprendre l'ambiance de la vie de Marieme. La conseillère lui dit qu'elle doit aller en CAP et Marieme ne veut pas, elle veut être "comme tout le monde". Elle supplie la conseillère qui n'a ni états d'âme ni pitié et qui lui dit en gros "je m'en fout, fallait y penser avant si tu voulais pas aller en CAP".
En repartant de ce rendez-vous, Marieme se fait alpaguer par trois jeunes filles sur un banc. Ces dernières lui proposent devenir avec elles sur Paris et Marieme refuse, puis se ravise en voyant que c'est 3 jeunes filles connaissent des garçons. Elle est en plaine adolescence quoi. 

Le contraste entre ces 3 jeunes filles qui s'habillent comme des filles, se maquillent, parlent fort et rient et Marieme, timide et renfermée est flagrant. Petit à petit, ces trois amies vont convertir Marieme en lui apprenant le sens du mot "liberté". 

Au début de leur relation, quand Marieme décide de les accompagner à Paris, on les voit entrer dans le métro en hurlant sur des filles, elles mettent de la musique avec leurs téléphones et dansent en riant fort, sans se soucier des autres usagers. Je me suis dit "c'est typiquement le groupe de meufs que tu déteste dans le métro parce que tu penses qu'elles n'ont aucun savoir vivre. Ce que tu ne sais pas c'est que c'est un des seuls moments de liberté qu'elles ont, une fois rentrées chez elles elles doivent se taire et encaisser les coups". Ça fait réfléchir. 

Une scène forte du film, leur première soirée dans une chambre d'hôtel (cette fameuse scène ou elles chantent Rihanna à tue-tête). Cette scène hurle "Liberté", et c'est ce que défend le film. La libération de ces jeunes femmes en devenir, oppressées par leurs familles parfois violentes, par les garçons qui les traitent comme des putes, ...
Je crois que c'est la première fois que je vois ce genre de scène dans un film, on les voit chanter toute la chanson "Diamonds" de Rihanna, dans son intégralité ! Et ce n'est même pas long !

On voit comment elles occupent leurs vie dans ces cités où être respectée signifie défoncer la chef du gang voisin. La rivalité entre filles est aussi très présente.
Note à part, je pense qu'il s'agit là d'un des principaux problèmes qui empêchent justement la condition féminine d'évoluer ; les filles ne sont pas solidaires entre elles, et ce à n'importe quel âge et dans n'importe quelle communauté. Nous nous voyons avant tout comme des rivales (moi la première) et ça fait obstacle à nos combats, alors qu'on se bat pour les mêmes valeurs...

La combat mener dans ce film, en plus de celui pour la liberté, c'est celui pour croire en soi. Marieme se bat pour oublier tous ceux qui lui disent qu'elle est incapable, tous ceux qui ne la considèrent pas. Et c'est à ça que servent la bande des 3 filles, elles sont là pour aider Marieme à croire en elle, à croire en tout, et à s'émanciper de son frère trop violent et autoritaire. 

J'ai été sur le qui vive tout le long du film. La vie de ses filles est tellement ponctuées de catastrophes que l'on a toujours peur qu'il en arrive une.

(Spoiler alert, je vais parler de la fin du film)

Après de multiples aventures, notamment la fugue de Marieme, son emploi de dealeuse, sa colocation avec une prostituée, Marieme revient dans sa cité pour aller voir son amoureux. Et j'ai été étonnée, presque blessée par la rapidité avec laquelle elle tourne le dos à l'amour. Son amoureux (avec qui elle n'a pas le droit d'être parce qu'il est un ami de son frère) lui propose de l'épouser (à 16 ans, oui...) pour qu'elle ne soit plus traitée comme une catin. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle accepte, mais pas non plus à ce qu'elle le renvoie paître comme ça ! C'était le seul espoir que je voyais pour elle, et elle le balaie en une seconde... 
Après ça, elle va sonner à la porte de son ancien appartement, hésite à entrer et se ravise. On la voit s'adosser à un poteau et pleurer. Tout l'espoir s'échappe, on ne voit aucune issue pour elle. Plus de famille, plus d'amoureux, plus de logement, plus de travail. 
Et le film se termine sur le visage déterminé de Marieme, prête à affronter ce que la vie lui imposera. C'est tout, et pour moi ce n'est pas suffisant. Le générique vient comme une soulagement. Pas parce que le film est nul, au contraire, c'est un très beau message de liberté. Mais parce qu'en dehors du cadre Marieme n'existe plus, et donc sa vie horrible non plus. C'est un soulagement parce qu'on se dit que c'est terminé, que Marieme ne souffrira plus.

Pour conclure, j'ai vraiment beaucoup aimé, mais je trouve ça un peu trop sombre. L'espoir perceptible à la fin du film est trop faible pour que j'appelle ça une fin heureuse.

dimanche 23 août 2015

Lettre à moi même

21.08.2015

Lettre à moi même

Aujourd’hui j’ai 20 ans, et je me suis dit que c’était une bonne occasion pour écrire à mon moi du futur.

Donc, Bonjour moi.

Je crois que le principe de ce genre de lettre est de s’assurer que dans 10 ans, ou plus, je ne me suis pas trop éloignée de ce que je suis aujourd’hui.
C’est drôle et effrayant de se dire que dans 10 ans je n’aurais peut être plus rien à voir avec celle que je suis aujourd’hui.

Où est ce que j’habite dans 20 ans ? Est ce que je suis partie à l’étranger ?
Est ce que j’ai réussi ma licence ? Et ma licence pro ? Est ce que j’ai décidé de tout arrêter ? Peut être même que je vais décider ça d’ici quelques mois, mais moi je ne le sais pas et toi tu le sais. Tu sais tout de moi. Tout ce que je vais devoir vivre, apprendre, traverser, toi tu le sais déjà. Tu es l’évolution de moi.

Est ce que je suis amoureuse ? Est ce que je suis toujours avec Mr. Monamoureux ?

Est ce que j’ai un travail dans la culture et dans la rédaction comme je l’espère ? Ou est ce que j’ai tout changé ? J’ai peut être tout quitté pour devenir… Ecrivain ! Ou vendeuse, sociologue, nounou…

Où suis-je allée ? Qu’ai-je vu ?  Ce voyage à Amsterdam qu’on vient de m’offrir m’a t’il plu ?
Est ce que je vois encore mes amis du lycée, et ceux du BTS ? Qui ai-je perdu de vue ?
Est ce que j’ai des enfants ? Une fille, un garçon ? Est que j’ai appelé ma fille Ethel ?
Est ce que ma sœur et mon frère vont bien ? Et mes parents ?

Je me pose trop de questions et le pire est de savoir que je ne pourrai pas faire grand chose pour rester sur le chemin que je me trace aujourd’hui.
Est ce que je suis celle que j’espère être ? Est ce que je vais me décevoir ?

On m’a annoncé la mort d’un camarade de classe avec qui j’ai passé un an, une seule année et son absence me brise quand même. Est ce que j’ai réussi à écrire cette lettre à ses parents ? Est ce que j’ai eu le courage de leur dire que je ne le connaissais que très peu mais que sa mort me ronge ? Est ce que j’ai surmonté ma peur de pleurer ? Est ce que j’ai envoyé cette lettre qui aurait fait du bien à sa famille ?
Est ce qu’avoir 20 ans est plus dur que ce que j’imaginais ?

Est ce que je suis morte moi aussi ?

lundi 10 août 2015

Jack et la mécanique du cœur

Un jour je penserai à faire dans l'actualité, promis. 

Mais aujourd'hui, je vais vous parler d'un film d'animation sorti il y a plus d'un an, tiré d'un livre sorti il y a plus de 7 ans.... 
Il s'agit de Jack et la mécanique du cœur. Cet animé a donc été réalisé par Mathias Malzieu et Stéphane Berla et est basé sur le roman La mécanique du cœur écrit en 2007 par Malzieu. 

J'ai lu ce livre il y a trèèèèèès longtemps.. Mais je me souviens avoir aimé l'histoire, même si l'écriture de Malzieu me perdait un peu. C'était tout brouillon et plein d'images pas trop compréhensibles, comme si l'auteur avait décidé d'écrire ses sentiments, en laissant de côté tous les impératifs propres à l'écriture. 
Et je me souviens aussi qu'à l'époque on parlait déjà de sortir un film sur La mécanique du cœur. 

Après avoir visionné les clips (notamment Tais-toi mon cœur) et en avoir admiré la splendide animation, ma seule hâte était de voir le film. D'autant plus que j'avais lu je ne sais où que TOUT le film devait être réalisé avec la même animation que le clip. J'attendais donc avec impatience un film magnifique tiré d'un livre qui m'avait beaucoup plus.



Et quand le film est sorti en Février 2014, après je ne sais combien d'années à attendre... Déception. L'affiche ne ressemblait pas du tout à ce que j'espérais voir. L'animation me paraissait fade, déjà vue, pas du tout originale. Pas du tout ce que j'espérais quoi. Ma déception fut telle que je ne suis pas allée voir le film.

Image tirée du clip "Tais-toi mon cœur"

Affiche du film


Et en un an, j'ai lu deux nouveaux livres de Mathias Malzieu ; Le plus petit baiser jamais recensé et Maintenant qu'il fait toujours nuit sur toi. Et j'ai aimé.  Ces lectures m'ont replongée dans l'univers de Mathias M. et l'envie de voir Jack et la mécanique du cœur me titillait à nouveau.

Hier soir, j'ai donc décidé de le regarder, non sans appréhension. Je ne me souvenais que très peu de l'histoire et je gardais toujours le gout amer de ma déception visuelle.

Et bien j'aurais eu tord de ne pas le regarder... 
Effectivement, l'animation est bien moins jolie que celle du clip, mais elle reste plus que correcte. Tout le film est joli.
J'ai énormément aimé le fait que l'on retrouve des phrases complètement étranges de Malzieu sans que ça nuise à notre compréhension. Comme lorsque Madeleine dit à Jack "Ça ira bien avec ta tête d'oiseau à grands pieds." Ça ne veut rien dire mais c'est beau. 

J'ai retrouvé l'univers précieux de Malzieu, entre réel et imaginaire. Un univers où il suffit de se laisser glisser pour le comprendre et le suivre. 

Les voix utilisées sont merveilleuses, comme celle de Grand corps malade pour Jo, qui va à merveille avec le personnage. Mon seul reproche serait peut être la voix de Jean Rochefort pour Georges Melies. J'adore la voix de Rochefort, mais je trouve qu'elle ne colle pas vraiment avec le physique délicat et fin de G. Melies. 

G. Melies à votre droite

Petit détail ; j'aime énnnoooorrrméémeent le fait que la petite chanteuse se couvre de ronces lorsqu'elle est triste, en colère ou sur la défensive. Voilà c'est tout.

En tout cas, le film m'a plu. Vraiment plus. Retrouver les chansons que j'écoutais en lisant le livre était un retour dans le passé très agréable. 

Je suis déçue de ne pas être allée le voir au cinéma, ça aurait été d'autant plus envoutant. 
Si vous hésitiez, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

lundi 27 juillet 2015

L'interview de Solange par MadmoiZelle, l'humour genré c'est la tristitude.

C’est depuis mon récent visionnage de l’interview d’Ina M. (alias Solange Te Parle) par une journaliste de MadmoiZelle que l’envie d’écrire fait à nouveau bouillonner mon cerveau.



Si vous n’avez pas vu la vidéo, foncez. Non mais vraiment.

Bon, je sais que certain(e)s ne supportent pas Solange, pour des raisons que je ne comprends pas toujours. Mais c’est parce que je ne suis pas très objective. Voir même pas du tout.

Revenons donc à nos moutons, à savoir l’interview de Solange par Miquette, journaliste de MadmoiZelle.
J’ai eu une période d’amour inconditionnel pour Solange, suivie d’une période où elle m’a légèrement énervée.
Et l’interview commençait très mal pour moi. Les hésitations de Solange passaient pour de la prétention mal placée et je la trouvais presque hautaine envers la journaliste. C’était avant que je comprenne que la youtubeuse n’était pas du tout à l’aise au commencement de l’interview.
Enfin, la voilà partie. Elle répond aux questions de la journaliste, elle fait ce qu’on attend d’elle quoi. Jusqu’ici tout va bien, ce qu’elle dit est intéressant, comme d’hab. Et vient le moment de la question que je n’aime pas, mais qui doit être posée parce qu’on est sur MadmoiZelle, j’imagine : Que donner comme conseil aux youtubeuses vis à vis de son expérience de femme sur la toile ? (Je trouve ça très nul de toujours tout rapporter au rôle de la femme, à sa dure expérience dans la vie justement parce qu’elle est une femme. Bref.)
Et là… Ina répond d’une manière tellement complète et impliquée. Elle en pleure. Elle pleure et je trouve ça magnifique. Ina explique qu’elle est contre les youtubeuses qui font de l’humour sur des sujets exclusivement féminins, elle prend pour exemple les poils. « Actuellement en France, il y a plus de drames vraiment intimes, vraiment qui font mal, qui ont avoir aux poils, que de trucs drôles, vraiment. Et j'ai rencontré ces filles, et c'est pas drôle. Elles souffrent. C'est pas drôle. » Merci Ina, merci mille fois pour ces quelques minutes rafraichissantes, émouvantes et empruntes de vérité.

D’abord parce que je suis entièrement d’accord avec le fait qu’il est très dégradant de se limiter à de l’humour genré parce qu’on est une fille. 
Et ensuite parce que Solange m’a fait comprendre que rire de ses poils parce qu’on ne les assume pas réellement, ça donne encore plus d’armes aux hommes pour nous humilier. Je parle de ceux qui sont déjà enclins à humilier la femme parce qu’elle ne respecte pas son rôle de femme bien entendu, je ne mets pas tous les hommes dans le même sac.
C’est exclusivement de cette partie que je parle parce que c’est celle qui me touche le plus. Le reste de l’interview est très bien aussi, mais je vous laisse le découvrir par vous même.

Je trouve donc qu’Ina parle parfaitement bien de ce mal-être qui existe et qui plane sur nous, même si nous le nions. Comme ces filles justement qui rient publiquement de leurs poils, ou de leurs règles parce qu’elles n’ont aucune idée de comment les assumer. C’est leur manière à elles de nier qu’il y a un malaise. C’est leur manière de rester désirable tout en (se) prouvant qu’elles sont impliquées dans le combat féministe. En gros, elles sont comme nous, ou du moins comme moi, pommées entre l’envie de (se) plaire et l’envie de faire ce qu’elles veulent.
Il ne suffit pas de rire d’un problème pour qu’il s’efface, et c’est même très révélateur du malaise qu’il cache. Et cet humour genré ne fait qu’enfouir nos frustrations féminines au fond de nous, bien profond pour faire croire qu’on s’en fiche de tout ça et que pour nous, les poils ça n’a jamais été un problème.

Je crois effectivement que  parler sérieusement de ses poils, les montrer, prouver qu’on peut vivre avec (comme l'a fait Solange) est beaucoup plus libérateur pour l’individu comme pour la femme en général que de cacher la gêne qu’ils provoquent en les tournant au ridicule.
J’ai l’air de prêcher la bonne parole mais je suis moi même un très mauvais exemple. Par exemple je déteste avoir à me raser mais je ne supporte pas de voir mes jambes poilues. C’est surement parce qu’on me dit depuis trop longtemps qu’une femme poilue ce n’est pas joli. Mais je ne vais pas garder mes poils alors que je ne les aime pas, si ? Je ne peux pas garder quelque chose que je n’aime pas simplement parce que je suis d’accord avec le fait que la femme a le droit d’avoir des poils !
Je crois que c’est ça le problème… A force de bouffer du conditionnement sur comment doit être la femme, quelles exigences elle doit remplir, on ne sait plus trop où est la limite entre ce qu’on veut, ce qu’on aime et ce qu’on est sensées faire. Tout se mélange et nos envies, nos idéaux ne sont plus clairs.
J’ai pris comme exemple les poils parce que c’est ce que Solange a fait, mais ça marche tout aussi bien avec les règles ou tout autre attribut exclusivement féminin, ou qui pose un problème chez la femme.

Et ce n'est bien évidemment pas parce que je parle uniquement de la femme que je pense que les hommes n'ont aucun complexe à avoir ou aucune condition à remplir pour nous plaire. Au contraire c'est le même problème. Le seule différence c'est que l'homme est présupposé supérieur et la femme inférieure... 
Conclusion : stop à l'humour genré, qu'il soit féminin ou masculin, arrêtons de nous cloitrer dans nos rôles de femmes ou d'hommes. Comme le dit si bien Solange, voyons nous avant tout comme des êtres vivants. Nous limiter aux prédispositions qu'on nous octroient par rapport à nos organes reproducteurs c'est nous fermer des portes avant même de savoir ce qu'il y a derrière. Et c'est quand même vachement dommage.

Je vais m’arrêter là, parce que j’ai dit l’essentiel et parce que je pourrais parler de mon féminisme flou pendant des heures (certainement parce que j’ai moi même du mal à le comprendre).


Au plaisir de vous revoir dans un prochain article, en espérant qu’il ne soit pas dans 6 mois !

vendredi 24 avril 2015

Lille accueille l'art contemporain à bras ouverts.

{Cet article est la copie d'un devoir que j'ai du rendre pour mes études, c'est pour ça que l'évènement date un peu et qu'il n'est plus d'actualité, mais je trouvais tout de même intéressant de vous le faire partager.}


Du 12 au 15 Février 2014 se déroulait le salon Art Up à Lille. Le Grand Palais avais pris des airs de musée pour accueillir les 104 galeries et les milliers de visiteurs venus de partout.
A tous les novices en terme de foire d’art, celle ci mérite le détour. Elle vous fait rentrer dans un autre monde, dans une fourmilière en quête de l’élévation suprême ; l’art, sa compréhension et, pour certains, son acquisition.


Imaginez vous au milieu d’une foule se composant essentiellement de jeunes étudiants en art, pour la plupart et de monsieurs en costumes dont le rêve est de pouvoir dire un jour « J’ai acheté de l’art. ». Imaginez vous voguant entre les stands, tournoyant au milieu des œuvres.
Dans cette immense sale, vous pouvez tout aussi bien croiser des œuvres de Mr. Chat que des photographies d’un inconnu au bataillon.
Maintenant que vous y êtes, commencez la visite.

Le plan immense que l’on vous donne à l’entrée ne vous sera pas d’un très grand secours et vous serez livrés à vous mêmes, perdus dans cette foule de fondus d’art. Mais les stands sont suffisamment bien organisés pour permettre une visite fluide et agréable, alors détendez vous, personne ne vous mangera.


LA RAFRAICHISSANTE EXPERIENCE DES ETUDIANTS DE LILLE 3

Art Up a eu la très bonne idée d’accueillir dans sa foire le pôle Arts Plastiques de Lille 3 afin de les immerger plus profondément dans le monde de l’art, en vue de leurs carrières futures.
En effet, dans un tout petit stand au fond de la foire, comme une cachette secrète où se réfugier quand les monsieurs en costumes se font trop austères, se trouve des œuvres réalisées par une poignée d’étudiants.
Malgré l’étroitesse de l’espace et la sobriété apparente du stand, venez profiter de cette vague de fraicheur que vous proposent les jeunes artistes.
Après être restés 20 minutes devant un tableau entièrement blanc, le regard vide, il fait un bien fout de se confronter aux petits nids de Mélissa Do ou aux papier froissés d’Adrien Téqui.
Non seulement c’est une expérience agréable, mais vous pourrez bénéficier des explications des artistes eux mêmes. Ce qui n’est pas possible à chaque stand d’Art Up et ce qui vous éviteras de stagner devant une œuvre incompréhensible.
Ce partenariat entre Art Up et Lille 3 est donc très attractif pour vous visiteurs, mais il est aussi une opportunité merveilleuse pour les étudiants, qui est celle de potentielles rencontres avec les galeristes.

Avant de vous perdre dans le flot d’œuvres et de galeries qu’il vous reste à voir, venez faire un tour de l’autre côté du salon, dans la galerie Calderone.


L’UNIVERS LUXUEUX ET DÉCADANT DE MALO

Eric Maloberti, alias Malo, a vu son travail exposé par le galeriste Mirko Maria Calderone.
Etant déjà l’auteur d’une série à succès « mon enfant tu seras », Malo est un photographe qui continue de susciter l’intérêt au fur et à mesure de ses nouvelles séries. Notamment pour sa série « une vie de château » financée par ses fans. Cette série est d’autant plus particulière que les modèles ont accepté de participer gratuitement à cette aventure.

Les photographies lisses et pures imprimées en 100x150 vous submerge comme une vague d’eau claire et vous emmène au fil des clichés dans une histoire sociale bien sombre.
En se promenant ainsi dans la galerie, vous pourrez vous retrouver face à une vie de château ou encore à la vie ordinaire d’un homme invisible.
Mais si l’on regarde sous les apparences colorées et luxueuses des photographies de Malo, on peut voir la crasse qu’elles recouvrent.

La vie de château, Malo

La vie ordinaire d'un homme invisible, Malo


Le photographe vous positionne en statut de voyeur on vous montrant les ébats érotiques d’un homme invisible et de sa femme, ou encore les orgies de femmes et d’animaux, et le tout dans de somptueux décors. Il vous montre sous le visage de fauves rayonnants, l’histoire d’une jeunesse dorée qui se surestime.
Malo n’est pas là pour adoucir vos yeux avec son esthétique parfaite, et lorsqu’on s’attarde un peu sur ses sujets, on peut voir les ténèbres parfois perverses de ses photographies.
Notamment si vous vous arrêtez devant la série « la vie ordinaire d’un homme invisible » qui n’est pas sans rappeler les photos post mortem du 19e s. Cette présence matérielle mais cette absence d’esprit, cette incapacité à partager est aussi choquante dans les yeux vides des enfants photographiés après leur mort que dans ceux d’une famille pour qui le père ne compte plus.
Les photographies de Malo sont un agréable mélange entre la noirceur des œuvres de Paolo Roversi et l’esthétique d’Erwin Olaf.

Laissez vous embarquer par ces narrations sociales décadentes, par cette jeunesse brillante et désœuvrée, par cette absence totale d’humanité dans la présence d’un père, par le monde magnifiquement macabre de Malo.

La salon Art Up reste avant tout un milieu commercial puisqu’il s’agit de galeristes, mais il ne tient qu’à vous d’en faire un lieu agréable, loin des sommes astronomiques d’argent échangées pour quelques toiles conceptuelles. Il n’est nul besoin d’être un collectionneur ou un critique pour apprécier Art Up.
Chers amateurs d’art, vous ne vous sentirez jamais mieux qu’après avoir ingéré toutes ces œuvres, qu’elles soient compréhensibles ou non, merveilleuses ou noires. Art Up est le rendez-vous rafraîchissant de tous les acteurs de l’art contemporain, et c’est un rendez-vous à ne pas manquer.

Tout le monde n’a pas les moyens d’acheter l’art, mais tout le monde a les moyens de l’apprécier.

jeudi 16 avril 2015

Une délicieuse lecture

Chers amis, bonjour.

Et veuillez encore une fois pardonner mon manque de régularité.
Je reviens aujourd'hui pour vous parler... D'UN LIVRE ! (Comme c'est original, on s'y attendais pas !)
C'est un tout petit livre de 157 pages, autant vous dire que ça se lit en une bouchée.

Cette toute petite merveille, cette minuscule pâtisserie littéraire est l'œuvre de Mathias Malzieu, l'auteur de La mécanique du cœur et le chanteur du groupe Dionysos.

Voici donc le joli petit livre nommé "Le plus petit baiser jamais recensé" ;


Le livre relate l'histoire d'un jeune homme handicapé de l'amour qui rencontre une fille qui disparait quand on l'embrasse. Il décide donc de partir à la recherche de cette jeune femme invisible à l'aide d'un détective à la retraite et d'un perroquet enregistreur. 

Et bien mes enfants, cette lecture est d'une douceur ! On croirait croquer dans un gâteau... 
L'histoire et la rédaction sont très légères et infiniment agréable.
Ce n'est pas de la grande littérature. Comme on avait déjà pu le remarquer dans La mécanique du cœur, Mathias Malzieu est chanteur avant tout. Mais comme d'habitude, on retrouve une histoire entre fiction et réel qui nous emporte dans un monde si semblable au notre et pourtant si loin de nos préoccupations ! 

Je vous conseille cette lecture, surtout un jour de mauvaise humeur, ou même de mauvais temps. C'est ce que j'appellerais un Feel Good Book, un livre court et agréable qui vous transporte loin de tout ! 

Encore un article court, à l'image du livre dirons nous. Je ne voudrais pas vous spoiler cet univers enchanteur !

A vos bouquins, et à la prochaine fois pour une nouvelle découverte ! 

samedi 28 mars 2015

Les trucs cool #2

Yo !

Je reviens pour un Les trucs cool ! (Petit changement, je ne fonctionne finalement pas par mois ; ça c’est révélé être d’une inutilité chronique.)
Je vous livre donc les petites choses chouettes que j’ai pu découvrir il y a peu !


Séries/Films :


 House Of Cards et le Netflix Canadien.



Sur les conseils de ma moitié, je me suis plongée corps et âmes dans la série House Of Cards. J’étais pas super enthousiaste étant donné que la politique et autres magouilles, c’est pas vraiment mon truc... Mais alors là… Ça envoie du pâté les copains !

Déjà esthétiquement la série est magnifique, les couleurs et tout ça, un vrai régal.
Et puis je me suis rendu compte que finalement, les magouilles ça me plait ! Enfin bon, je me suis mise à dévorer les saisons... Je crois que j’en suis à la moitié de la saison 3. Ça doit faire 2 ou 3 semaines que j’ai commencé la série.

Petit bémol qui n’en n’est pas vraiment un, House Of Cards n’est pas sur le Netflix français… Pour détourner ce problème, je me suis moi même lancée dans la magouille. J’ai téléchargé une sorte d’application nommé Hola et qui permet de naviguer sur l’Internet d’autres pays. En gros, vous activez Hola, vous choisissez un pays, vous allez sur Netflix, par exemple, et vous voilà sur le Netflix des Etats-Unis ou du Canada !

Le bon plan, c’est que pour certains films ou certaines séries sur le Netflix canadien, il y a les sous-titres Français. J’ai donc pu regarder House Of Cards tranquilou pépère !
En plus, j’avais de plus en plus tendance à me dire « La flemme je regarde tout en vf... ». Et depuis que je regarde House Of Cards en vostfr, je me rends compte à quel point ça me fait progresser en anglais !

Bouffe :

Le restaurant Chiba à Lille.

Un certain 14 Février au soir, ma moitié et moi avons eu envie de se faire un petit restau entre amis. Pour ne pas changer les bonnes habitudes, nous nous étions premièrement dirigé vers le Sushi Boutik de Lille. Mais Oh déception lorsque nous nous rendîmes compte que le restaurant ne faisait pas la formule à volonté le soir de la Saint Valentin !

Du coup, on savait plus trop ou aller, et nous voilà, nos amis et nous, à errer dans les rues de Lille, à la recherche d’un restaurant plutôt Japonais et plutôt pas trop cher.

Et là… Un miracle vous dis-je. Nous passions Rue Gambetta lorsqu’une devanture éveilla notre curiosité. Nous nous retrouvâmes face à un restaurant asiatique à volonté nommé Chiba. A peine le temps d’hésiter, nous nous engouffrâmes dans le restaurant déjà blindé.
Et ben ce restaurant envoie du bois. Non mais vraiment. Il ne propose qu’un menu à volonté avec un système de commande plutôt pratique.

Ils mettent sur chaque table une grille avec les noms des aliments et un stylo, en face des aliments il y a des cases et c’est aux clients de mettre un nombre en face de ce qu’ils veulent.
Quelle joie d’ouvrir le menu et de découvrir les salades, les beignets, les brochettes de viandes et de saumon, les nems, les nouilles, les suhis, makis et autres california rolls. Une tuerie quoi.
Alors, le menu à volonté coute plus cher le soir (18,80€) que le midi (12,80€). Mais franchement, ça vaut le coup.


OMNOMNOM


-       - La tisanière et son infusion nuit calme au miel.

Je suis une grande amatrice de tisanes. Je n’y connais absolument rien mais j’adore en boire. Et j’ai récemment découvert l’infusion tilleul, oranger, camomille et miel de la tisanière.
Cette infusion est délicieusement douce. Elle est effectivement très relaxante.
Enfin bon, vraiment du bonheur quoi.





Il n’y a pas trop trop de diversité dans cet article mais comme j’ai fait des descriptions assez longues, j’espère que vous ne m’en voudrez pas.
Je vous laisse sur ces découvertes et je vous dis à bientôt !



samedi 14 mars 2015

Une application gourmande. Trop gourmande.

Yop ! 

Je reviens, plus rapidement que prévu avec une supeeeerbe découverte. Il s'agit de l'application "Food Reporter". 


Cette application est, malheureusement, uniquement disponible sur l'App Store. Donc pour ce qui est des détenteurs de Windows phones ou d'Androïd, l'application est accessible par le net, à l'adresse suivante : http://www.foodreporter.fr/. 

L'inscription est tout aussi facile que l'utilisation. 

Food Reporter est un réseau social culinaire qui vous permet de partager vos recettes ou vos restaurants préférés. 
L'application fonctionne un peu comme Instagram. Il faut vous abonner à d'autres gens pour avoir un fil d'actualité. (D'ailleurs l'interface est très semblable).


Pour vos photos, rien de plus simple; il vous suffit de photographier vos repas directement depuis l'application, ou d'importer des photos déjà existantes. 
Pour compléter votre publication vous pouvez; 
- donner un nom à votre plat
- préciser s'il est fait maison, si c'est une livraison à domicile ou si vous l'avez mangé dans un restaurant (avec adresse du restaurant)
- lui donner un niveau de... délicieuseté. Ça ne se dit pas mais j'espère que vous comprendrez.
- lui donner un niveau de difficulté et un temps de réalisation
- donner la recette, ou les ingrédients, ou simplement commenter le plat.

Quelques photos alléchantes :
 



Vous pouvez aussi participer à des défis réguliers par thèmes. N'ayant découvert l'application qu'il n'y a très peu de temps, je ne sais pas vraiment comment les défis fonctionnent, mais tout est expliqué dans la rubrique "défis". Ce qui est logique...


Cette application est une vraie mine d'or pour ceux et celles qui cherchent toujours plus de nouvelles idées. 
Et puis à vrai dire, j'A-DORE regarder des photos de bouffe... 

Je laisse donc les Foodlovers découvrir ce petit bijou. 
Et si vous voulez me rejoindre, mon compte est trouvable soit sous le nom de Salomé D., soit LesChosesToutCourt, je ne sais pas vraiment... 

Bon appétit ! 

jeudi 12 mars 2015

L'article sans contenu

Bonjour ! 

Ce magnifique Jeudi ensoleillé, la chaleur, les bruits de la vie qui m'arrivent pas la fenêtre ouverte.
Tout ça m'a donné envie de nouveau, de "nettoyage du dedans de ma tête".

C'est pour ça qu'aujourd'hui je vous fais un article sans contenu. C'est à dire un article qui n'aura aucune visée culturelle. C'est seulement une sorte de mise à jour.

Comme vous avez pus le constater, je suis à peu près autant capable de pondre un article par semaine que d'arrêter de manger n'importe quoi à n'importe quelle heure...
J'ai donc décidé de ne plus m'imposer un quota d'article, puisque je n'ai pas l'air d'être assez mure et motivée pour le respecter.
Bien entendu, je ne vais pas me mettre à poster une fois tous les 2 mois, je vais quand même continuer à me bouger pour écrire. Je ne vous abandonne pas maintenant !

Je pense aussi que certains articles de ce blog seront destinés à mes passions passagères et pas du tout culturelles. Par exemple en ce moment, c'est la cuisine.
Il est donc fort possible que vous vous retrouviez parfois avec une petite recette sympatoche sur le blog. (Non non, l'emploi du  mot "sympatoche" n'a pas encore été interdit par la loi).
Ne vous attendez pas à des salades healthy et autres menus minceur, j'aime manger trop gras, trop sucré... J'aime manger trop quoi.

Enfin, tout ça pour dire que je ne vous ai pas oubliés et je reviens le plus vite possible pour de nouveaux articles !

Ps; j'ai plus ou moins récemment rejoins l'armée des instagrameurs. Comme toute débutante qui se respecte, je publie absolument n'importe quoi sur mon profil.
Mais je compte bien poster de plus en plus d'actualités culturelles. (Quand je dis actualités, c'est actualités dans ma vie hein, comme mes nouveaux livres ou ces choses là.)

Donc, si l'envie t'en prend, n'hésites pas à t'abonner à mon compte ! Tu pourras ainsi voir comme ma vie est palpitante !
C'est par ici que ça se passe ; https://instagram.com/leschosestoutcourt/

A bientôt pour de nouvelles aventures !

mercredi 18 février 2015

La triste fin du petit enfant huitre.

Yo !

Je reviens cette semaine pour vous parler, encore une fois, d’un livre. Je sais, je ne fais pas vraiment dans la diversité mais les livres sont le rapport le plus fréquent que j’ai à la culture (au sens large). Il y aussi la musique bien entendu, mais c’est très difficile d’écrire sur de la musique… J’y arriverais peut être avec de l’entrainement !

Passons donc au sujet principal de cet article ; Fans de Tim Burton, ramenez vos bouilles.
Pour mon Nowël, ma maman chérie d’amour m’a offert « La triste fin du petit enfant huitre et autres histoires. »

Ce livre est un recueil de poèmes illustrés. Le top du top, c’est que se sont non seulement des poèmes de Tim Burton, mais aussi des illustrations de notre très cher réalisateur !
En plus d’avoir un contenu très agréable et intéressant, c’est un objet-livre très sympa. (Dans l’édition 10/18). C’est un petit livre avec une couverture noire que l’on peut enlever. Sans cette couverture, le bouquin est totalement noir, avec le titre écrit sur la tranche, en doré (pour satisfaire mon exigence de princesse).

Voici la petite merveille :




Je vous mets aussi un petit dessin ! Il y en a à chaque poème et ils sont, soit dit en passant, pas mal cooool !

Oui ben ben c'est autre chose que Disney hein...


Les poèmes en eux même peuvent faire une seule page comme ils peuvent en faire 5.
Petite particularité aussi ; l’intégralité du livre est en 2 langues. Anglais et Français. Tous les poèmes sont traduits. Ce qui peut être un entrainement assez distrayant pour moi qui parle Anglais comme une trottinette. (Si si, les trottinettes parlent très mal Anglais)

Etant donné que ce livre est le recueil de l’esprit poétique de Tim Burton, vous vous douterez que vous y trouverez autre chose que « Mignonne, allons voir si la rose ». Les titres des poèmes parlent d’eux même à vrai dire. « La triste fin du petit enfant huitre » ça chatouille un peu votre curiosité, non ?

En tout cas la mienne a été chatouillée et satisfaite. Ce livre est beau, agréable, drôle et triste et glauque à la fois, court – toussa toussa. Un joli petit voyage dans le monde tant adoré de Monsieur Burton.

Je dirais que c’est le petit livre sympa à offrir à un ami qui aime Timmy <3.



Donc, adeptes de la lecture légère et agréable (mais pas non plus super rigolote), foncez !

jeudi 5 février 2015

Les trucs cool #1

Koukou les amis !

Je vous retrouve ici dans une touuuuute nouvelle catégorie qui, j’espère, vous plaira. En effet, je pense publier un article dans ce style tous les mois, ou tous les deux mois – selon ma motivation qui, vous le savez, est légendaire.
Cette catégorie d’article s’appellera « Les trucs cool de… » et parlera de choses que j’ai aimé faire, voire, entendre, vivre, manger, porter, etc pendant un mois ou deux.
Chaque truc cool proposé sera l’objet d’une analyse bien moins poussée que dans les autres articles. Et ce sera le seul article qui ne parlera pas excluuuusivement de culture (toujours au sens laaaarge du terme). Pour l’instant du moins.

Donc, je vous retrouve aujourd’hui pour les trucs cool de Janvier.

La Bouffe :

Le Happy End Diner à Paris.

J’ai passé un petit week-end à Paris fin Janvier pour les portes ouvertes des écoles d’art et l’amie qui m’hébergeait nous a emmenés dans ce charmant Diner. C’était ma première fois dans un diner il faut dire…

Et bien celui là est vraiment top. Déjà parce qu’il est trop chou-mimi, et en plus parce que la nourriture y est fort bonne et pas plus chère qu’un Quick.

On peut commander selon une formule ou librement, au choix. Le Happy End Diner propose des burgers et des bagels pas mal variés et pas mal cool. Ainsi j’ai pu engloutir un bagel chèvre-moutarde de miel tandis que ma voisine mangeait un burger végétarien.
Ah oui, et c’est ouvert le Dimanche. Et ça c’est cool.

Quelques photos pour que vous puissiez voir un peu comme c’est chouette.





(Oui oui, je vous file l'adresse : 6 Rue du Père Guérin 75013, Paris)



Le chocolat-caramel en poudre de Milka.

Non, je ne suis pas une personne raisonnable. Et non je ne me tiens jamais à ma liste de course. Oui, j’achète des trucs trop sucrés mais qui ont l’air teeellement bons !

C’est ainsi que le choco-caramel de Milka est entré dans ma vie. Et OHMYGOD que c’est bon. Surtout avec un max de chantilly (toujours dans l’excès moi). Le caramel est juste assez présent, c’est juste assez sucré, le bonheur quoi.

La suite en image !





NomNomNom


La Musique :

Elastic Heart de Sia

Qui a loupé le magnifique clip de Sia avec l’éternelle Maddie Ziegler et le beau Shia LaBœuf ?

Et ben pas moi en tout cas, parce que j’ai du l’écouter 8 000 fois depuis que je l’ai découvert…
Non seulement le clip est super beau et émouvant, mais la musique envoie du bois aussi. BREF. C’est top.

Je vous mets le clip officiel mais aussi des lives de Sia. Parce que les lives de Sia sont vraiment trop cool…

Clip officiel

Live au SNL

Live au Ellen Show


La confession de Lhasa De Sela

J’ai redécouvert cette chanson il y a peu, lorsqu’un ami à eu la merveilleuse idée de la mettre au Jour de l’An. Et ben ça m’a fait un bien fou de la réentendre. Cette voix, mon dieu cette voix.

« Entre toi et le diable, j’ai choisi le plus confortable. »

Écoutez moi ça, c’est de la bonne !



Mon amie la rose de Natacha Atlas

En entendant Lhasa De Sela, ça m’a rappelé cette musique que ma maman me faisait écouter quand j’étais petite… Trop de souvenirs !

Encore une magnifique voix, orientale qui plus est. Encore une chanson trop chouette quoi.

Je vous laisse découvrir !



Les Films et Séries :

Elementary



Elementary est une série américaine créée par Robert Doherty. Elle est diffusée depuis Septembre 2012.
C’est une énième série sur le célèbre Sherlock Holmes et son acolyte John Watson. La série se passe de nos jours et non à l’époque originelle de nos 2 enquêteurs.

C’est mon cher et tendre qui m’a proposé de regarder cette série. J’ai commencé par être excessivement sceptique parce que j’avais terminé la série Sherlock il y a peu et que c’est quand même une putain de série. Excusez ma vulgarité.
Du coup je me suis dit « un autre Sherlock ? Mouais, faudrait qu’il soit plus badass et plus séduisant que Benedict Cumberbatch et ça, c’est pas gagné. »

J’ai quand même tenté le coup. D’abord parce que je n’avais rien d’autre à regarder, et ensuite parce que cette série a quand même tenté un petit truc original ; John Watson est incarné par une jolie asiatique… Chose jamais vue dans les récentes adaptations de Sherlock Holmes.

Au début, j’ai trouvé le personnage de Sherlock un peu débile et insupportable, mais en 2 épisodes c’était réglé. Finalement je le kiffe ! Bon, il est moins beau que Benedict, mais il a son charme tout de même.

Donc pour résumer, c’est une chouette série qui innove un peu dans une histoire célèbre et déjà beaucoup adaptée. J’ai passé de très bonnes soirées devant Elementary, avec mon mug de choco-caramel…



Ça donne envie non ? Ben vous gênez pas hein, allez vous avachir dans votre canapé…  

vendredi 30 janvier 2015

De médiocres chuchotements. (Spoiler du roman « Le Chuchoteur » de Donato Carrisi.)

Jeunes damoiselles, jeunes damoiseaux ! 

Je reviens cette semaine pour vous dire que je suis colère !

Bon plus sérieusement, j’ai lu un livre nommé « Le chuchoteur », écrit par Donato Carrisi.

Petit résumé du livre pour que vous ne soyez pas perdus :
            C’est une «équipe de flics enquêteurs qui découvrent dans une clairière un mini-cimetière où les bras de 6 fillettes sont enterrés. Sans les fillettes bien entendu. Cette  équipe de flics va donc enquêter pour retrouver le psychopathe et une des victimes qui seraient en vie, of course. Pour ce faire, ils vont faire appel à une spécialiste en enlèvements d’enfants.

Même si le titre, le résumé, la couverture et le macaron « Best Seller » imprimé dessus criaient à l’enquête policière déjà vue, je l’ai acheté. Déjà parce que j’aime les romans policiers, ensuite parce que je suis une lectrice facile à combler. Mais alors là, NO WAY.



Au début, c’était correct. Un peu plat, pas super bien écrit mais ça restait agréable. Au fur et à mesure du roman, les rebondissements étaient mal amenés, pas toujours clairs.

L’histoire se « fait » (je trouve pas vraiment d’autre terme) en trois parties. Trois parties qui sont présentées ensemble, simultanément. L’histoire principale avec le psychopathe qui découpe des enfants, une correspondance entre un gardien de prison et on ne sait qui sur un détenu chelou et l’histoire d’une petite fille séquestrée par un homme.

Dans la logique des choses, on se dit que la petite fille qui nous parle de sa séquestration est la petite fille recherchée par les flics dans l’histoire principale.
ET BIEN NON. On apprend à la toute fin que c’est une histoire qui remonte à des années plus tôt et qui concerne l’enlèvement d’une des enquêtrices (la spécialiste en enlèvements) quand elle était enfant. Du coup, tout est mélangé dans notre tête.

Bien entendu cette enquêtrice n’est pas comme les autres, elle se scarifie car elle a besoin de cette douleur pour surmonter son passé NIAH NIAH NIAH. Le truc typique quoi.

Nous arrivons à la fin du livre, qui bat tous les records en matière de médiocrité.

TOUT, absolument tout se passe dans les dernières pages du livre. On dirait carrément que l’auteur s’est dit « Bon, ‘me fait chier cette histoire, je termine ça en 30 pages et on n’en parle plus. » Nope. Mauvaise idée. Du coup y a trop de nouvelles infos trop vite et ça devient presque pathétique. On n’a pas le temps de s’arrêter sur chaque nouveau suspect, sur chaque nouveauté, et ça ne nous tiens pas en haleine. Dommage pour un policier.

Petit retour sur l’histoire pour vous expliquer ce qui m’a achevé dans ce livre. L’équipe comporte (me semble-t-il) cinq agents. Dont la spécialiste en enlèvement d’enfants Mila et le « chef » de l’équipe, Goran.
Mila est la narratrice de ce livre, et j’ai eu du mal à m’attacher à son personnage de femme oppressée, mal à l’aise et adepte de l’automutilation.

Je n’ai rien contre les autres personnages du livre, mais aucun d’eux n’est spécialement attachant. Sauf le BG et chef de l’équipe, Goran.

Goran est forcément beau et mystérieux (c’est comme ça que je l’imagine), il est un très bon enquêteur, il est gentil, rassurant et sa femme l’a quitté du jour au lendemain en lui laissant un petit garçon qu’il chérit de tout son amour de papa-BG-enquêteur.
FORCÉMENT, il y a une histoire d’amour qui nait entre Mila et Goran, mais à part être un peu cliché, ça n’a pas grande importance.

Ce qui est important, c’est que l’auteur a choisi de nous faire découvrir vers la fin du livre que Goran faisait partie du plan du psychopathe. L’auteur nous révèle que Goran est victime d’hallucinations car l’enfant qu’il chérit n’a jamais habité avec lui, puisqu’il a tué sa femme et son gosse quand il a appris que cette dernière voulait le quitter. Et bien entendu, mon beau Goran se jette par la fenêtre. (Même s’il ne meurt pas, on n’en entend plus parler après.)

Donato MachinTruc a choisi de foutre en l’air et de pervertir le seul personnage rassurant de cette foutue enquête dégueu. Le seul personnage qui m’était sympathique a laissé les corps morts de ses proches pourrir dans une pièce de son propre appartement. J’étais triste, déçue et en colère.
Vous me direz « Oui mais au moins c’est un livre qui te fait réagir. Peut être que l’auteur cherchait à anéantir toute forme d’espoir ». Je ne pense pas, je pense juste que l’auteur avait besoin d’un truc inattendu de plus, et qu’il a choisi Goran parce que c’est un personnage important. Alors oui, ce livre m’a surpris, mais il m’a aussi laissée sans attache à l’histoire, aux moments que j’avais vécus avec les personnages. C’était comme une trahison, un mensonge vous comprenez ? Le Goran avec qui j’avais passé des moments relativement sympathiques malgré l’histoire un peu nulle n’était qu’un dégénéré.

Dernier retournement de situation, Mila se rend compte que l’homme qui a orchestré tout ça est celui dont parlait le geôlier dans la correspondance (dont j’ai parlé au début), et que ce dernier à un rapport direct avec son enlèvement à elle quand elle était enfant. Le livre se termine sur une pensée de Mila qui comprend que tous ces enlèvements ont été faits pour elle. Point. Rien d’autre. Aucune putain d’explication.

Donc vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre. Contrairement aux lecteurs croisés sur le net, ce qui m’a étonné d’ailleurs, qui le qualifient de « Génial », « Formidable » et autres « Splendide ».
L’auteur à écrit une suite, « L’écorchée » - encore un bon gros titre bien glauque. Je n’ai aucune envie de le lire, mais je suis sure que je vais finir par céder pour savoir si mon Goran (que j’aime quand même) vit… Je suis faible, pardonnez moi.


Je ne recommande donc pas, oust ! Allez voir ailleurs s’il y a du meilleur à lire !